Retrouvez les dossiers d'actualité du mois par le Cabinet de recrutement R.C.V. Conseil : - Télétravail : un levier devenu crucial pour recruter et retenir les cadres, - Transparence salariale : quand l’égalité devient bureaucratie, - Ils sont nuls, mais intouchables : l’incompétence ordinaire en entreprise, - L'édito : "Le grand malentendu du travail contemporain", - Le Chargé de recrutement du mois. Spécialisé depuis plus de 27 ans dans les métiers du BTP, de l'Industrie, des Energies, de l'Environnement, des Services aux entreprises et de l'Immobilier, nous répondons à vos besoins sur les profils production, exploitation, études, commerciaux, techniciens, managers,… (www.rcv-conseil.com).
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Le grand malentendu du travail contemporain

À lire certaines études et commentaires savants, l’entreprise moderne serait devenue un fragile édifice reposant sur trois piliers : le télétravail, la transparence salariale et la traque permanente de l’incompétence. Trois thèmes qui, à première vue, relèvent du bon sens. Trois idées généreuses. Trois évidences… jusqu’au moment où l’on regarde ce qu’elles produisent réellement dans les organisations. Commençons par le télétravail. L’étude de l’Apec rappelle que 89 % des entreprises n’ont rien changé à leurs pratiques en 2025 et que la grande majorité ne compte pas modifier l’équilibre actuel en 2026. Voilà qui devrait calmer les prophètes du « retour massif au bureau ». Pourtant, le débat reste hystérisé. D’un côté, certains dirigeants voudraient refermer brutalement la parenthèse ouverte par le Covid, comme si l’expérience collective de ces dernières années n’avait rien appris. De l’autre, une partie des cadres considère désormais le télétravail comme un droit quasi constitutionnel. La vérité est plus simple et moins confortable : le télétravail est devenu un outil de gestion du travail, pas un projet de société. Dans certains métiers, il fonctionne très bien. Dans d’autres, il fragilise la coordination, la transmission et la culture collective. Mais ce qui frappe surtout, c’est la manière dont il est devenu un symbole : symbole d’autonomie pour les salariés, symbole de perte de contrôle pour certains managers. Autrement dit, le débat porte moins sur l’efficacité que sur la confiance. Deuxième grand chantier de notre modernité managériale : la transparence salariale. Sur le papier, l’objectif est irréprochable. Qui pourrait défendre des discriminations injustifiées ? Mais l’idée selon laquelle la publication d’indicateurs et de fourchettes salariales suffirait à régler les inégalités relève d’une forme de naïveté administrative. L’entreprise n’est pas une feuille Excel où l’on pourrait aligner mécaniquement les rémunérations. La valeur d’un salarié ne se résume pas à une fiche de poste. Elle tient aussi à l’expérience, à la rareté des compétences, à la capacité à entraîner une équipe ou à gérer une crise. Introduire une transparence totale dans cet univers imparfait, c’est prendre le risque d’une inflation de comparaisons, de frustrations et, à terme, de contentieux. L’égalité proclamée par la norme peut facilement se transformer en guerre permanente des écarts. Enfin, il y a ce troisième sujet qui traverse toutes les entreprises sans jamais être réellement traité : l’incompétence ordinaire. Celle qui ne fait pas scandale, celle qui se dissimule derrière des titres ronflants, des réunions interminables ou des présentations PowerPoint impeccables. Les chercheurs parlent volontiers de l’effet Dunning-Kruger : les moins compétents seraient souvent les plus sûrs d’eux. Toute organisation connaît ces figures familières : le manager qui décide sans comprendre, le responsable qui parle beaucoup mais tranche peu, le collaborateur protégé par un réseau interne. Le problème n’est pas seulement individuel. Il est souvent systémique. Les structures hiérarchiques, les jeux politiques et la peur du conflit contribuent à maintenir en place des personnes dont tout le monde connaît pourtant les limites. Ainsi va l’entreprise contemporaine : elle débat passionnément du nombre de jours de télétravail, elle légifère sur la transparence des salaires, elle publie des indicateurs toujours plus précis… mais elle reste souvent désarmée face aux questions les plus simples : comment reconnaître la compétence ? comment sanctionner l’inefficacité ? comment préserver la confiance entre les équipes ? La modernité managériale adore les outils, les indicateurs et les chartes. Elle aime moins affronter les réalités humaines. Or le travail, lui, n’a jamais été un problème technique. C’est un problème de responsabilité, de courage et parfois de lucidité. Des qualités qu’aucune directive européenne, aucun accord interprofessionnel et aucune enquête statistique ne saura jamais remplacer. Bonne lecture !
Régis de la CROIX-VAUBOIS Président

Le Chargé de Recrutement du mois

Marc-Henri d'OZOUVILLE : Après une classe préparatoire au lycée militaire d'Aix-en-Provence, Marc-Henri intègre l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan. Il s'engage ensuite dans des études de théologie et de philosophie en séminaire à Toulon et Aix-en-Provence. Il intervient chez R.C.V. Conseil comme Responsable du Pôle Bâtiment, Construction, Immobilier.
3 questions à Marc-Henri d'OZOUVILLE : L’année 2026 est maintenant bien entamée, quelle est la tendance du recrutement actuellement ? Dans la continuité de la fin d’année 2025, la rentrée a été assez dynamique. L’indicateur du climat des affaires s’est amélioré au quatrième trimestre, l’investissement des entreprises a suivi et au premier trimestre 2026, plus d’une grande entreprise sur deux (51 % vs 48 % un an plus tôt) prévoit l’embauche d’au moins un cadre. L’APEC évoque même un « coup d’arrêt à la tendance baissière dans les grandes structures », mais pas dans les TPE (moins de 10 salariés), dont la confiance est sérieusement érodée et qui ne sont que 2 % à prévoir des recrutements de cadres au premier trimestre. Cette tendance se vérifie bien chez nos clients du BTP et de l’immobilier. Malgré des disparités bien naturelles, on peut donc dire que la tendance est actuellement à une amélioration de l’activité et des recrutements (le départ de nombreux seniors de la génération baby-boom aidant), tendance qui doit cependant être confirmée à court et moyen terme. Qu’est-ce qui a le plus changé dans les attentes des candidats ces deux dernières années ? Lorsqu’on évoque un changement de poste, la montée en compétences, l’évolution globale est scrutée. Les attentes de rémunération restent prégnantes. Récemment, la sécurité du nouveau poste est également questionnée, davantage que par le passé : visibilité sur la santé de l’entreprise, sur l’activité à moyen et long terme. Mais ce qui est le plus déterminant, c’est que les candidats ont plus que jamais un niveau d’exigence élevé quant à leur environnement de travail, notamment humain. Cela inclut tout ce qui ne s’écrit pas ou peu sur une fiche de poste : travail dans un climat sain et serein, proximité avec les dirigeants, qualité d’ambiance et d’échange au sein des équipes, équilibre entre vies professionnelle et personnelle… L’attente croissante concernant le savoir-être des candidats du côté des entreprises s’accompagne en sens inverse, du côté des candidats, d’une attente croissante concernant la qualité humaine et l’environnement des entreprises. Quelle étape du processus utilisé par le cabinet fait, selon vous, toute la différence pour les clients ? Ce qui fait la différence, c’est à la fois notre proximité avec notre candidat et notre client, notre réactivité, et le niveau d’information élevé que nous maintenons quant au marché, à l’entreprise et son activité, et aux candidats potentiels et actuels. La garantie de suivi durant la période d’essai et de remplacement en cas de rupture de la collaboration, de la part d’une des deux parties, fait toute la différence. La période d’essai est une période évidemment cruciale pour les deux parties mais elle peut parfois être considérée comme anecdotique. Nous apportons une attention redoublée à ce moment capital pour les deux parties. Notre rôle est de tout mettre en œuvre pour fluidifier et faciliter l’intégration du profil recruté. La garantie de suivi facilite énormément l’intégration du profil recruté, en préparant son arrivée, en anticipant les éventuels ajustements, et en agissant très rapidement en cas de difficultés. Si hélas l’une des deux parties venait à rompre la collaboration, la mise en œuvre immédiate du remplacement du profil permet de rapidement trouver une solution.
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R.C.V. Conseil, l'ensemble de nos prestations : - Recrutement, - Prestation de Chasse (contrat de mission), - Dossier d’Evaluation (approche directe), - Prise (contrôle) de références, - Veille Mobilité, - Bilan de compétences (formation), - RPO (externalisation du recrutement), - Outplacement (reclassement), - Conseil en orientation et recherche d’emploi (formation), - Portage salarial, - Test de personnalité ou d’aptitude. N'hésitez pas à nous consulter.
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Recruter, c'est bien ; fidéliser, c'est mieux : le service de Veille Mobilité proposé par R.C.V. Conseil.

Notre service de Veille Mobilité consiste à informer au plus vite nos entreprises clientes lorsqu’un de ses salariés s’ouvre au marché via les médias internet de l’emploi. Notre Cabinet rassemble et traite pour elles les informations recueillies sur les principaux réseaux du marché français :
- CV Aden : Groupe Figaro Classifieds, CV Aden rassemble les sites Cadremploi, Cadreonline et Keljob, et affiche environ 2 millions de profils avec leurs C.V., plus d’un Cadre français sur deux s’y rend chaque mois,
- Indeed : premier site emploi mondial, Indeed compte 250 millions d’utilisateurs mensuels dont plus de 6 millions de visiteurs par mois en France,
- APEC : acteur majeur de l’emploi, l’APEC compte plus de 300.000 profils de Cadres avec leur C.V.,
- Pôle Emploi : Pôle Emploi compte plus de 5 millions de profils avec leur C.V. en ligne ; c’est le premier jobboard de France,
- LinkedIn : principal réseau social professionnel comptant 25 millions de profils en France - ce qui représente 80 % de la population active - nous y avons investi dans un outil complémentaire afin d’être informés de l’ouverture active au marché des profils.
Munis de cette information (publique et accessible à tous), cela permet à l’entreprise d’adopter l’attitude et la stratégie les plus adaptées vis-à-vis de son collaborateur.
A chaque transmission d’éléments sur un salarié, et en complément de cette prestation de Veille Mobilité, l’équipe du Cabinet propose de le contacter directement et confidentiellement afin d’analyser ses motivations ; ce contact fera l’objet d’une commande spécifique.
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Télétravail : un levier devenu crucial pour recruter et retenir les cadres

En 2025, seules 9 % des entreprises employant au moins un cadre ont réduit leur nombre de jours de télétravail et 2 % les ont carrément supprimés, selon une étude de l'Apec. En 2026, elles devraient être encore moins nombreuses (avec Les Echos). Le télétravail, qui a explosé avec le Covid, a semblé commencer à se replier en 2025. Quelques entreprises emblématiques, comme Société Générale, ont décidé l'an dernier de réduire la voilure sur le travail à distance, voire, comme Stellantis, d'imposer un retour à 100 % en présentiel. Mais le phénomène ne prendrait pas de réelle ampleur, si l'on en croit l'étude publiée récemment par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec). Une étude qui tombe à point alors que les partenaires sociaux s'apprêtent à faire le bilan de leur accord sur le sujet signé fin 2020. En 2025, 89 % des entreprises n'ont rien changé L'an dernier, le retour en arrière n'a concerné qu'une infime partie des employeurs de personnels d'encadrement, selon l'enquête que l'Apec a menée en décembre 2025 par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 entreprises employant au moins un cadre. Si les cas de grandes entreprises ont fait l'actualité récente sur le sujet, seules 5 % d'entre elles auraient sauté le pas. Le phénomène a un peu plus touché les très petites entreprises et les PME mais, au total, le pourcentage d'employeurs de cadres qui ont choisi de réduire la voilure n'a été que de 9 %. 89 % d'entre eux n'ont rien changé à leurs pratiques, les 2 % restants choisissant même d'augmenter le travail à distance. Le statu quo va encore plus largement dominer en 2026, estime l'Apec, puisque ce sont 94 % des entreprises qui déclarent ne pas avoir l'intention de modifier leur équilibre entre distanciel et présentiel cette année. Alors que certains jugent les effets du télétravail délétères sur les entreprises, les deux tiers de celles qui ont été interrogées restent, elles, persuadées que le distanciel exerce une « influence positive sur la qualité de vie au travail ». Elles sont en revanche partagées sur l'impact sur la productivité des salariés, 45 % jugeant qu'il est positif et 43 % négatif. Les PME sont les plus pessimistes avec quasiment la moitié qui juge le bilan négatif sur ce point. Les grandes entreprises sont les plus optimistes : pour 61 %, l'influence du télétravail est positive sur la productivité. Mécontentement Si les TPE et PME sont minoritaires à le penser, une majorité d'entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises voient d'ailleurs dans le travail à distance un outil de gestion des ressources humaines précieux. 62 % estiment qu'une remise en cause provoquerait des difficultés à recruter. 51 % estiment que réduire le travail à distance causerait le départ de salariés. 58 % craignent une baisse de l'engagement de leurs collaborateurs. C'est en tout cas un élément majeur pour les cadres, montre le second volet de l'enquête de l'Apec, réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 2.000 d'entre eux… Depuis janvier 2024, la proportion de ceux qui déclarent qu'ils seraient très mécontents s'il y avait une réduction de leur télétravail n'a cessé de progresser, passant de 69 % à 74 %. 29 % déclarent même que dans ce cas, ils chercheraient « à quitter l'entreprise ». En cas de suppression pure et simple du travail à distance, le mécontentement toucherait même 80 % des cadres et 48 % iraient voir ailleurs. Remise en cause de « l'intérêt du travail » Qu'il s'agisse des jours autorisés ou interdits, du délai de prévenance ou de l'outil de suivi, la possibilité d'une évolution des modalités de gestion du télétravail inquiète. Près de la moitié des sondés anticipent des évolutions (plus chez les grandes entreprises que les plus petites). Or ils sont nombreux à craindre de perdre de la souplesse dans l'organisation de leur temps de travail. Actuellement, 95 % des cadres peuvent modifier leurs jours de télétravail « en cas d'imprévu » et 61 % peuvent les changer chaque semaine. Pour un cadre sur deux, une révision des modalités de télétravail remettrait en cause rien moins que « l'intérêt et le contenu du travail », selon l'enquête de l'Apec.
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Transparence salariale : quand l’égalité devient bureaucratie

La directive européenne sur la transparence salariale, qui entrera en vigueur en 2026, prétend imposer l’égalité par la réglementation. Au nom d’un principe sacralisé, elle risque surtout d’ajouter une couche de contraintes bureaucratiques et de contentieux dans les entreprises, sans traiter les vraies causes des écarts. « Le désir du privilège et le goût de l’égalité sont les passions dominantes des Français » disait De Gaulle. La transposition en 2026 de la directive européenne du 10 mai 2023 sur la transparence salariale – que l’Assemblée nationale ne manquera pas de “bonifier” – risque d’en offrir une démonstration éclatante. Car cette directive arrive dans un pays où l’égalité est devenue une religion civile. Une religion obsédée par la traque du privilège, mais qui confond trop souvent justice et nivellement. Dans ce climat, la transparence salariale promet moins de clarté que de nouvelles querelles internes. La transparence obligatoire, fabrique à frustrations Officiellement, le texte vise à réduire les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes. En réalité, il va bien au-delà. Demain, un salarié pourra exiger de connaître le salaire moyen ou médian de collègues occupant un poste comparable. On imagine sans peine les dégâts dans les équipes : soupçons, comparaisons permanentes, sentiment d’injustice dès qu’une différence apparaîtra — même parfaitement justifiée. Même logique lors du recrutement : l’employeur devra afficher une rémunération ou une fourchette. Mais dans un marché du travail compétitif, qui croira encore à la négociation individuelle ? Le candidat s’attendra naturellement au haut de la fourchette. L’entreprise, elle, cherchera à rester en bas. Résultat : frustration garantie dès le premier jour. Certes, personne ne défend la “tête du client” ou les passe-droits d’un manager. Mais croire que la performance humaine peut être objectivée dans un tableau Excel relève de la fiction technocratique. Les compétences relationnelles, le leadership, la capacité à gérer une crise ou une équipe : autant de réalités impossibles à réduire à une grille uniforme. À force de vouloir tout rationaliser, on risque surtout de rapprocher l’entreprise privée du modèle le plus rigide qui soit : la grille de la fonction publique. Le rouleau compresseur juridique européen Avec ses plus de 100.000 signes, la directive ressemble moins à une orientation qu’à un véritable rouleau compresseur normatif. Une machine juridique persuadée que le droit peut corriger à lui seul les complexités du réel. Pourtant, l’égalité hommes-femmes fait déjà l’objet d’une inflation réglementaire depuis près d’un demi-siècle. Depuis 1976, l’Union européenne et la France ont empilé directives, lois, index et obligations déclaratives. Les progrès sont réels. Mais le débat public continue de se nourrir de chiffres spectaculaires et souvent mal interprétés. Selon l’Insee, dans le secteur privé en 2023, la rémunération annuelle moyenne des femmes reste inférieure de 22,2 % à celle des hommes. Un chiffre choc. Mais il tombe à 14,2 % à temps de travail identique. Et à 3,8 % seulement à poste et caractéristiques comparables. La question devient alors simple : faut-il continuer à frapper les entreprises à coups d’indicateurs et de menaces judiciaires ? Ou regarder enfin en amont : choix d’orientation, secteurs d’activité, temps partiel, organisation familiale ? Un formidable accélérateur de contentieux La directive ne se contente pas d’imposer la transparence. Elle crée aussi un terrain idéal pour les litiges. Une différence salariale de 5 % non justifiée pourra déclencher une « évaluation conjointe des rémunérations » avec les représentants du personnel. Et potentiellement ouvrir la voie à des reclassifications, des rappels de salaire, voire des actions de groupe – désormais possibles depuis la loi du 30 avril 2025. Autrement dit, un nouvel âge d’or pour les cabinets de conseil, les experts en conformité… et les avocats. Les syndicats, eux, disposeront enfin d’une mine de données structurées et officielles sur un sujet hautement mobilisateur : l’argent. Quand la solution devient plus compliquée que le problème Soyons honnêtes : certaines entreprises saisiront cette contrainte comme une occasion de moderniser leurs grilles et d’améliorer le dialogue social. Pour celles qui ont déjà une politique salariale claire, l’exercice restera gérable.Mais pour beaucoup d’autres, la directive risque surtout de produire ce que les ingénieurs appellent un « solublème » : une solution plus compliquée que le problème qu’elle prétend résoudre. À force de vouloir imposer l’égalité parfaite par décret, on oublie une évidence : dans l’économie réelle, la valeur du travail n’est jamais parfaitement symétrique. Et vouloir effacer ces différences par la loi conduit rarement à plus de justice — mais souvent à plus de bureaucratie, de tensions et de procès.
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Ils sont nuls, mais intouchables : l’incompétence ordinaire en entreprise

Ce collègue peut sembler sûr de lui, pourtant, il est étonnamment inefficace, perdu dans les dossiers, voire participe à créer un environnement de travail désagréable… Malgré tout, entre bonnes excuses et stratégies d'évitement, l'incompétence n'est toujours pas si évidente à repérer (avec Les Echos). « Ils étaient à côté de leurs pompes, ils ne savaient même pas utiliser une formule de base sur Excel, alors qu'ils étaient censés faire du reporting pour le service commercial… Leur seul mérite était d'être proches du fondateur de la boîte, donc intouchables. » C'est ainsi qu'Anna, qui a naturellement demandé à rester anonyme, se souvient de son premier poste dans le secteur du luxe. En arrivant, elle tombe des nues face à l'incompétence de ses managers. « Je voyais en permanence des erreurs notoires dans des documents importants, des fautes que même des étudiants ne font pas ! », confie notre témoin, qui a fini par quitter cette entreprise. Justement, comment définir l'incompétence ? De quoi parle-t-on ? « Dans le monde du travail, une première réponse peut être que l'incompétent est celui qui n'atteint pas ses résultats, qui rencontre un déficit de performance », suggère Florent Noël, professeur à l'IAE Paris-Sorbonne, qui travaille sur les trajectoires professionnelles des salariés. Le chercheur propose une deuxième porte d'entrée : « Il peut être aussi celui qui fait courir des risques à l'organisation. Celle-ci ne s'en rend compte que trop tard… » Deux des dénominateurs communs de la compétence semblent la fiabilité et l'efficacité. La personne incompétente, elle, oublie souvent des informations pourtant importantes, rend un travail bâclé, ne respecte pas les dates butoirs sur ses dossiers, fait des suggestions non pertinentes… Tout dépend aussi du métier. « Pour ma part, je travaille dans les relations presse, et j'ai déjà vu des managers dépassés et perdus dès qu'il y avait plusieurs demandes en parallèle », relève Quentin, se remémorant ses expériences passées. Chercher des excuses Le souci : cette incompétence peut se cacher. « Je devais tout le temps anticiper pour éviter les catastrophes et réparer les erreurs commises », raconte Anna, vite épuisée face aux boulettes de ses N + 1. Des collègues ou des subordonnés dévoués peuvent rattraper le coup, parfois sur de longs mois, voire des années. Esquiver les responsabilités, se cacher, ne pas assumer. Et si c'était cela aussi, la réalité d'un incompétent au travail ? « L'incompétent est une personne qui ne maîtrise pas ce qu'elle fait et qui essaie de faire porter le chapeau aux autres en cas de problème, par exemple en se débrouillant pour ne pas sembler à l'origine d'une mauvaise décision, en rejetant la faute, observe Jean-Etienne Joullié, enseignant-chercheur à l'EMLV en management et comportement organisationnel. Cela se repère, ce sont ceux qui ont toujours des excuses, qui noient le poisson, au lieu d'assumer et de dire, oui, je me suis trompé. Résultat, tout le monde finit par le savoir dans la boîte et personne ne veut travailler avec eux… » A l'inverse, le professionnel compétent pourrait être celui qui cherche à progresser, qui assume et entend les critiques. « Les erreurs arrivent à tout le monde, il faut les accepter, au contraire, pour comprendre d'où vient le problème. A-t-on mal compris, fait les choses trop vite, oublié de recouper avec un collègue qui aurait dû être dans la boucle ? », acquiesce le chercheur. Absence de doute La remise en question, justement, fait partie de la compétence. La recherche a étudié cette question, avec l'effet Dunning-Kruger, du nom de deux chercheurs et psychologues américains à la fin des années 1990. Leur théorie : les moins qualifiés ont tendance à surestimer leur compétence. « Le raisonnement est le suivant, ceux qui sont compétents ont davantage tendance à douter, à ne pas être dans des certitudes, à accepter d'apprendre. A l'inverse, les incompétents ne perçoivent pas la complexité du problème à résoudre et sont donc plus sûrs d'eux », explique Jean Pralong, professeur en gestion des ressources humaines à l'EM Normandie, « Donc se sentir parfois incompétent, douter par moments de soi, selon ce que suggère cet effet, est plutôt une bonne nouvelle ! » Au travail, une séparation est souvent proposée entre les « hard skills », compétences techniques et spécifiques au domaine, et les « soft skills », plus comportementales et relationnelles. La même réflexion s'applique, de façon logique, à l'incompétence. « Il existe en effet deux familles de difficultés. D'abord, quelqu'un qui n'a pas les ressources pour faire face aux tâches confiées. L'exemple le plus simple, c'est un outil, un logiciel. Le problème est alors facile à identifier et à résoudre, en formant la personne. Le deuxième type est plus relationnel, ce qui est beaucoup plus délicat, notamment si la personne est manager », pose Jean Pralong. Selon le poste et sa position hiérarchique, les « soft skills » ont en effet plus ou moins d'importance. « Les recrues ne restaient pas… » Le relationnel compte, dans toutes les équipes. L'incompétent peut être celui qui crée des complications, qui désorganise le travail du service, critique les autres. Voire qui crée une ambiance désagréable, ou pire, toxique. Un témoin nous raconte un département régional d'un grand groupe, où le turnover était à son maximum. « Les salariés restaient deux, trois mois, et partaient avant même la fin de leur période d'essai. Les RH au siège ne comprenaient pas ! C'était tout simplement la direction sur place qui était notoirement incompétente et désagréable avec l'équipe. Résultat, les recrutés ne restaient pas… » La compétence est individuelle, mais aussi collective, voire organisationnelle, conclut Florent Noël, de l'IAE Paris-Sorbonne : « Il arrive aussi que les organisations ne donnent pas l'opportunité aux salariés d'être performants. Certains travaillent sans disposer du bon environnement, du bon matériel, ou sans pouvoir émettre des propositions, les initiatives n'étant pas toujours bien vues. En somme, on n'est jamais totalement compétent ou incompétent tout seul… »
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Les dernières missions confiées à R.C.V. Conseil

Pour votre information, vous trouverez ci-dessous quelques-uns des recrutements qui ont été confiés à notre Cabinet en février 2026 :
| Directeur de Projet - Paris |
| Maçon - IDF |
| Conducteur Travaux - IDF |
| Conducteur Travaux - Paris |
| Plombier Chauffagiste - IDF |
| Directeur d'Exploitation - Lyon |
| Responsable Exploitation Travaux - IDF |
| Responsable BE - Charente-Maritime |
| Chargé d'Affaires - IDF |
| Renouvellement Conducteur Travaux - Nord |
| Carreleurs - IDF |
| Centralier polyvalent - Essonne |
| Responsable d'Activité en charge du Multitechnique événementiel - Paris |
| Chef d’Entreprise - Metz |
| Technico-Commercial/Chargé d’Affaires - IDF |
| Responsable Grands Comptes - PACA |
| Chargé d'Affaires CVC - Yvelines |
| Conducteur Travaux Couverture - IDF |
| Resp. Agence - Paris |
| Ingénieur Grand Projet - Paris |
| Ingénieur/Chef de Projet Electricité - Hauts-de-Seine |
| Ingénieur Structures Bois - Paris |
| Conducteur Travaux - Paris |
| Approvisionneur - Essonne |
| Conducteur Travaux GO - Val d'Oise |
| Conducteur Travaux - IDF |
| Chefs d'Equipe Couverture ou Charpente - IDF |
| Technicien qualifié - Drôme |
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Toute l’équipe du Cabinet R.C.V. Conseil : Nathalie, Régis, Marie, Louis-Marie, Gwénaëlle, Cyprien, Amélie, Louis-Marie, Thibault et Marc-Henri se tiennent à votre disposition. Bien cordialement, Régis de la CROIX-VAUBOIS Président 144 Bureaux de la Colline - 92213 Saint-Cloud cedex Tel : 01.55.38.75.00 Le Forum - 27 rue Maurice Flandin - 69444 Lyon cedex 03 Tel : 06.46.36.11.66 contact@rcv-conseil.com www.rcv-conseil.com LinkedIn R.C.V. Conseil
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