Retrouvez les dossiers d'actualité du mois par le Cabinet de recrutement R.C.V. Conseil :

  • Le ralentissement des embauches ne met pas fin à la guerre des talents,
  • Les cadres ne se sentent plus à l'abri du chômage : un signal fort pour les entreprises,
  • Diriger est parfois le métier le plus solitaire de l'entreprise,
  • Pompidou, au secours !
  • La Chargée de recrutement du mois.

Spécialisé depuis plus de 27 ans dans les métiers du BTP, de l'Industrie, des Energies, de l'Environnement, des Services aux entreprises et de l'Immobilier, nous répondons à vos besoins sur les profils production, exploitation, études, commerciaux, techniciens, managers,… (www.rcv-conseil.com).

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Pompidou, au secours !

À chaque crise, la même réponse semble s'imposer : une nouvelle norme, une nouvelle procédure, un nouveau contrôle, une nouvelle obligation déclarative. Comme si l'on pouvait résoudre les difficultés économiques en ajoutant des couches administratives à ceux qui produisent déjà les richesses de notre pays. Depuis près de trente ans, nous accompagnons quotidiennement des dirigeants de PME, d'ETI et de grands groupes dans leurs recrutements. Nous les voyons évoluer sur le terrain, loin des bureaux où s'écrivent les réglementations. Et le constat est sans appel : ils n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus d'une inflation réglementaire qui transforme progressivement leur métier d'entrepreneur en celui d'administrateur. Ils n'en peuvent plus de consacrer toujours davantage de temps à justifier leurs décisions plutôt qu'à développer leur entreprise. Ils n'en peuvent plus de devoir arbitrer entre investir, recruter ou financer la prochaine obligation administrative. La future directive européenne sur la transparence salariale illustre parfaitement cette dérive. Naturellement, personne ne conteste le principe d'une rémunération équitable entre tous. En France, ce principe est déjà largement encadré par la loi. Mais fallait-il pour autant construire une nouvelle usine à gaz administrative ? Demain, les entreprises devront produire des grilles détaillées, formaliser chaque critère d'évolution salariale, publier des indicateurs multiples, documenter chaque écart de rémunération et démontrer en permanence la légitimité de leurs décisions. Encore des tableaux. Encore des reportings. Encore des procédures. Encore du temps perdu. Pendant ce temps, nos concurrents américains accélèrent sur l'intelligence artificielle, les entreprises asiatiques investissent massivement, et les entrepreneurs européens... remplissent des formulaires. Comment ne pas s'interroger ? Notre continent souffre déjà d'un déficit de compétitivité. Nos entreprises supportent parmi les niveaux de prélèvements et de contraintes les plus élevés du monde développé. Pourtant, au lieu de simplifier, nous continuons à complexifier. Le plus inquiétant est peut-être ailleurs. Cette logique traduit une défiance croissante envers l'entreprise. Comme si chaque dirigeant était présumé coupable. Comme si chaque décision devait être justifiée avant même d'être prise. Comme si l'on ne faisait plus confiance au dialogue, au mérite, à la responsabilité ou au discernement. À force de vouloir tout encadrer, nous finissons par empêcher l'agilité. Or une entreprise n'est pas une administration. Elle doit pouvoir reconnaître un talent rare, attirer rapidement une compétence stratégique, adapter une rémunération aux réalités du marché ou récompenser un engagement exceptionnel. Le mérite ne se décrète pas dans une grille uniforme ; il s'apprécie sur le terrain. Le risque est évident : lorsque toute différence devient suspecte, la tentation est grande de ne plus différencier du tout. C'est le nivellement par le bas. Ce n'est bon ni pour les salariés les plus performants, ni pour les entreprises, ni pour l'économie. Nous entendons également grandir, chez de nombreux dirigeants, une forme de lassitude face à un dialogue social qui se focalise trop souvent sur de nouvelles contraintes plutôt que sur la recherche d'un équilibre permettant aux entreprises de créer davantage de valeur, d'investir et d'embaucher durablement. Nous avons besoin d'une Europe qui protège, qui innove et qui facilite. Pas d'une Europe qui ajoute continuellement des normes à des entreprises déjà parmi les plus réglementées du monde. Nous avons besoin d'une administration qui accompagne plutôt qu'elle ne soupçonne. Nous avons besoin de règles qui garantissent l'équité sans étouffer l'initiative. Car derrière chaque texte supplémentaire, il y a des heures perdues, des investissements reportés, des recrutements différés, parfois des entreprises qui renoncent à grandir. Depuis plusieurs années, les entrepreneurs encaissent les crises les unes après les autres : crise politique, pandémie, inflation, explosion des coûts de l'énergie, tensions internationales, pénurie de compétences, ralentissement économique... Ils continuent pourtant d'investir. Ils continuent d'embaucher. Ils continuent d'innover. La moindre des choses serait de cesser de leur compliquer la tâche. Il est temps de redonner de l'oxygène à ceux qui prennent des risques, créent des emplois et font vivre nos territoires. Parce qu'une économie forte ne se construit pas avec toujours plus de normes. Elle se construit d'abord avec la confiance. Georges Pompidou recommandait une règle à ses ministres : « Arrêter d’emmerder les Français ! » ; Pompidou, au secours !

Régis de la CROIX-VAUBOIS Président

 

 

 

La Chargée de Recrutement du mois

Amélie SCHMITT : Titulaire d'un DESS de Droit des Affaires et Fiscalité, d'un Magistère de Droit des Affaires, du D.J.C.E. Diplôme de Juriste Conseil en Entreprise (1993) Paris 2 Assas, Amélie a été Chargée de mission en collectivité territoriale ; elle intervient comme Responsable recrutement chez R.C.V. Conseil depuis 2012. 

3 questions à Amélie SCHMITT :  

Victime notamment d’une chute des exportations et du choc pétrolier, l’activité économique ne progresserait que faiblement cette année selon la Banque de France qui a abaissé fortement sa prévision de croissance pour 2026 ; percevez-vous ce ralentissement dans les recrutements ? L’impact du contexte macro-économique et géopolitique ainsi que ses répercussions sur la croissance nationale est indéniable sur les recrutements. Une création de poste est en effet un pari sur l’avenir, un investissement à long terme et comme tout investissement sa rentabilité est nécessairement soumise à une activité sinon en développement du moins en capacité de progresser. Les inquiétudes compréhensibles des chefs d’entreprises peuvent freiner cet élan. Néanmoins pour préparer l’avenir il faut anticiper la reprise, c’est l’attitude que nous percevons chez nombre de nos clients, soit pour remplacer un départ à la retraite, soit dans le cadre d’une création de poste visant à consolider l’activité ou à participer à son développement. Qui n’avance pas recule ! Si vous pouviez changer une seule chose dans la façon dont les entreprises recrutent aujourd’hui, laquelle serait-ce ? Les entreprise se sont adaptées ces dernières années à l’évolution du marché et ont intégré la nécessité de séduire les profils pour avoir l’atout du choix final. Aujourd’hui les parcours sont très divers, dans la succession des formations comme dans celle des postes. Si parmi les critères objectifs certains sont évidemment des prérequis, le pragmatisme doit être de mise. Notre sélection est précise, les candidats que nous présentons doivent être étudiés avec opportunisme. C’est à mon sens ce réflexe qui permettra à nos clients d’intégrer des profils à valeur ajoutée, loin des standards et des critères algorithmiques. Quel est le signe le plus fiable qu’un candidat va s’épanouir durablement dans une entreprise ? De plus en plus, les facteurs humains et le savoir être doivent faire l’objet d’un prise en compte approfondie avant l’embauche. Notre expertise et notre expérience nous permettent de valider un certain nombre d’éléments en amont, voir de justifier d’écarter un candidat à l’issue des premiers contacts malgré un CV alléchant. Au-delà d’une adéquation avec l’identité et le mode de fonctionnement de l’entreprise, la part belle reste à l’accueil qu’il reçoit et aux moyens humains mis en œuvre pour son intégration. Lors du suivi mensuel que nous assurons pendant la période d’essai, un signe permet d’être serein quant à la pérennité et à la qualité de cet épanouissement : la perception par le candidat que l’entreprise a besoin de lui. Et si cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant !

 

 

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R.C.V. Conseil, l'ensemble de nos prestations : - Recrutement, - Prestation de Chasse (contrat de mission),  - Dossier d’Evaluation (approche directe), - Prise (contrôle) de références, - Veille Mobilité, - Bilan de compétences (formation),  - RPO (externalisation du recrutement), - Outplacement (reclassement),  - Conseil en orientation et recherche d’emploi (formation),  - Portage salarial,  - Test de personnalité ou d’aptitude. N'hésitez pas à nous consulter.  

 

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Recruter, c'est bien ; fidéliser, c'est mieux : le service de Veille Mobilité proposé par R.C.V. Conseil.

Notre service de Veille Mobilité consiste à informer au plus vite nos entreprises clientes lorsqu’un de ses salariés s’ouvre au marché via les médias internet de l’emploi. Notre Cabinet rassemble et traite pour elles les informations recueillies sur les principaux réseaux du marché français :

  • Hellowork : acteur majeur de l’emploi en France, HelloWork rassemble plusieurs plateformes de recrutement de référence, dont Hellowork.com, RegionsJob, ParisJob et Cadreo, et donne accès à plusieurs millions de profils avec leur C.V. en ligne. Très implanté sur l’ensemble du territoire, notamment en région, il constitue aujourd’hui l’un des jobboards les plus puissants du marché français du technicien au cadre confirmé,
  • CV Aden : Groupe Figaro Classifieds, CV Aden rassemble les sites Cadremploi, Cadreonline et Keljob, et affiche environ 2 millions de profils avec leurs C.V., plus d’un Cadre français sur deux s’y rend chaque mois,
  • Indeed : premier site emploi mondial, Indeed compte 250 millions d’utilisateurs mensuels dont plus de 6 millions de visiteurs par mois en France,
  • APEC : acteur majeur de l’emploi, l’APEC compte plus de 300.000 profils de Cadres avec leur C.V.,
  • France Travail : France Travail compte plus de 5 millions de profils avec leur C.V. en ligne ; c’est le premier jobboard de France,
  • LinkedIn : principal réseau social professionnel comptant 25 millions de profils en France - ce qui représente 80 % de la population active - nous y avons investi dans un outil complémentaire afin d’être informés de l’ouverture active au marché des profils.

Munis de cette information (publique et accessible à tous), cela permet à l’entreprise d’adopter l’attitude et la stratégie les plus adaptées vis-à-vis de son collaborateur.

A chaque transmission d’éléments sur un salarié, et en complément de cette prestation de Veille Mobilité, l’équipe du Cabinet propose de le contacter directement et confidentiellement afin d’analyser ses motivations ; ce contact fera l’objet d’une commande spécifique.

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Le ralentissement des embauches ne met pas fin à la guerre des talents

Selon un baromètre trimestriel, les perspectives d'embauches vont dans les mois à venir être au plus bas depuis 2021. En cause, le conflit au Moyen-Orient qui a poussé les entreprises à la prudence (Les Echos). Malgré un accord de paix entre Washington et Téhéran, les effets de la crise au Moyen-Orient commencent à se faire sentir sur l'économie française. Selon le baromètre trimestriel de Manpower présenté récemment, les entreprises vont freiner des quatre fers sur les recrutements dans les mois à venir, même si certains secteurs tirent leur épingle du jeu. Selon cette étude, résultat de la consultation en avril dernier de plus de 1.000 entreprises françaises de tous les secteurs d'activité, 24 % des acteurs interrogés prévoient d'embaucher sur la période de juin à septembre 2026. Au deuxième trimestre, ce taux était de 30 %, et de 31 % au troisième trimestre 2025, soit une chute de 7 points en un an. Surtout, la prévision nette d'emploi, indice grâce auquel Manpower jauge le dynamisme du marché de l'emploi en France, va reculer de 2 points au troisième trimestre. A titre de comparaison, cet indice était en hausse de 15 points au deuxième trimestre et de 30 points au premier trimestre 2026. La moyenne sur l'année 2025 était une hausse de 30 points. « Incertitude immense » Ce coup de froid va de pair avec un contexte économique morose. « Le premier trimestre 2026 marque un coup d'arrêt de la dynamique économique française, avec une croissance négative (- 0,1 point de PIB) après le + 0,2 point enregistré en fin d'année 2025. La demande intérieure s'est affaiblie sous l'effet d'un recul de la consommation des ménages (- 0,1 point) et d'un repli de l'investissement (- 0,4 point) », rappelle Manpower dans son communiqué. Mais le mal est plus profond. Preuve que la situation est exceptionnelle, c'est la première fois que ce baromètre passe dans le rouge depuis 2021. « Il y a incontestablement un décrochage. Le lien avec la crise au Moyen-Orient semble clair. Notre baromètre MEOS démontrait déjà un recul au deuxième trimestre, une tendance qui se prolonge et s'installe progressivement », constate Benoît Derigny, patron de Manpower France. « Toutes les entreprises sont en situation de prudence et d'attente. Le niveau d'incertitude demeure présent et pèse sur les décisions », ajoute-t-il. Autre indice reliant ce décrochage à la situation au Moyen-Orient, l'étude constate que ce sont les entreprises de plus de 5.000 salariés, davantage positionnées à l'international, qui se brident le plus sur les recrutements. Le phénomène est moins marqué concernant les sociétés plus modestes, ancrées localement. L'agroalimentaire chute, la défense décolle Les secteurs ne sont pas non plus logés à la même enseigne. Les plus touchés sont l'agroalimentaire, le luxe ou encore l'automobile. « Les ménages sont eux aussi concernés par ce climat d'incertitude. Ils font plus attention à leurs dépenses. D'autant plus avec le retour de l'inflation », note Benoît Derigny. A l'inverse, d'autres secteurs tirent leur épingle du jeu. « L'aérospatial, la défense, l'énergie ou encore le ferroviaire s'en sortent bien, avec un solde d'embauches positif. Ils sont portés par le contexte géopolitique et les forts investissements dans ces domaines stratégiques », analyse le dirigeant. Un dynamisme appelé à durer selon lui : « Il y a déjà une pénurie de profils pour les métiers manuels et industriels. Et celle-ci va s'intensifier. Le secteur de l'aérospatial et de la défense vise 250.000 embauches d'ici à 2030. Ce sont clairement des métiers d'avenir. »

 

 

 

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Les cadres ne se sentent plus à l'abri du chômage : un signal fort pour les entreprises.

Les cadres sont bien moins exposés que les non-cadres au risque de perdre leur emploi, mais la menace de se trouver dans cette situation n'en est pas moins forte, selon une étude réalisée par l'Apec avec l'Unédic (avec Les Echos). Les cadres sont moins exposés que les non-cadres au risque de perdre leur emploi. Leur taux de chômage est plus de deux fois plus faible (4,2 % contre 9,2 %). Ils sont aussi moins nombreux à avoir connu l'expérience, vécue par deux non-cadres sur trois contre un cadre sur deux, montre une étude réalisée par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) en partenariat avec l'Unédic. La proportion n'en est pas moins importante. Elle confirme un sentiment largement partagé dans l'encadrement : celui que tout cadre peut être confronté au chômage, partagé par 90 % des cadres. « Les cadres ne se sentent pas à l'abri du chômage », souligne Laetitia Niaudeau, la directrice générale de l'Apec. Changer d'activité, prendre un emploi alimentaire 78 % des cadres considèrent même que la situation de ceux qui se retrouvent sans emploi est davantage « subie que choisie », 9 points de plus que toutes catégories de salariés confondues. Et s'ils sont moins touchés en réalité, les cadres ont pourtant plus que les autres salariés la crainte de perdre leur poste : 24 % jugent très fortement probable de connaître au moins une période de chômage au cours des deux prochaines années, contre 23 % sur l'ensemble des salariés. En cas de chômage, la crainte est grande de ne pas retrouver une qualité d'emploi équivalente : seuls 39 % jugent cela « facile » (dont 4 % même « très facile »). Elle augmente sans surprise avec l'âge, les moins de 35 ans étant partagés quand les trois quarts des 55 ans et plus jugent l'exercice « difficile ». Ils sont moins sévères que les non-cadres : 53 % attribuent le non-retour à l'emploi à une absence de concessions, contre 62 % sur l'ensemble des salariés. Et 38 % considèrent que la principale cause du chômage est « la faiblesse de la croissance économique » quand, au global, c'est le fait que « les gens ne veulent pas travailler » qui arrive en tête, cité par 34 %. Pour retrouver du travail, huit cadres sur dix affirment qu'ils seraient prêts à « changer d'activité » et autant à reprendre une formation. Sept sur dix sont carrément prêts à « changer de métier » et autant à « prendre temporairement un emploi alimentaire ». Ils sont moins nombreux, mais tout de même 60 %, à envisager une baisse de salaire d'au moins 10 %. Attachement au statut de cadre Ce n'est pas forcément intuitif, mais l'attachement au statut cadre est plus puissant que celui à la rémunération : un cadre sur deux n'est pas prêt à renoncer à son statut pour retrouver du travail. La mobilité géographique est aussi limitée, citée par 46 % des personnes interrogées. Plus de sept sur dix connaissent mal la protection concrète qu'offre le système d'assurance-chômage, et en particulier le montant de l'allocation qu'ils percevraient. Mais ils y sont très attachés, et davantage que les autres salariés (80 % l'affirment contre 57 % pour l'ensemble des salariés). Pour 73 %, « l'assurance-chômage réduit [leur] inquiétude de perdre involontairement [leur] emploi ». Ils sont aussi sept sur dix à juger que « l'assurance-chômage rend moins risqués les changements volontaires de vie professionnelle (changement d'employeur ou de métier, reconversion, création ou reprise d'une entreprise) ».

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Diriger est parfois le métier le plus solitaire de l'entreprise.

« Ils n'ont pas le temps de reprendre leur souffle entre deux crises » : un patron de PME sur deux souffre de solitude dans l'exercice de sa fonction (avec Les Echos). « Avec la quantité de crises que les dirigeants ont traversées depuis dix ans, leur sentiment de lassitude et de solitude s'est aggravé. Et ce n'est pas une bonne nouvelle », alerte d'emblée Philippe Mutricy, directeur des études et de la prospective chez Bpifrance. Les patrons de PME sont désormais un sur deux (49 %) à ressentir de la solitude dans l'exercice de leur fonction, selon la dernière enquête menée par la banque publique sur « les nouveaux visages de la solitude des dirigeants de PME », publiée récemment. Aux quatre coins de l'Hexagone, leur désarroi a monté en flèche. Dans la précédente étude de Bpifrance sur le sujet en 2016 (avant la crise sanitaire), 45 % des dirigeants disaient ressentir une solitude. Un électrochoc sur une problématique alors méconnue - et longtemps restée taboue - qu'ils tentaient de combler via les réseaux de chefs d'entreprise, l'engagement citoyen, ou l'ouverture de la gouvernance ou du capital à un tiers. Dix ans plus tard, les aléas géopolitiques, les crises successives et l'instabilité politique ont exacerbé ce sentiment. Son intensité a elle aussi augmenté : ils sont près de deux sur dix (18 %) à se déclarer « très isolés », contre 11 % il y a dix ans. « Et pourtant, la moitié des répondants participent à des réseaux de dirigeants. Ce sentiment peut être donc ressenti même si on est entouré », pointe Bao-Tran Nguyen, responsable du pôle études stratégiques chez Bpifrance Le Lab. Complexité administrative Parmi les facteurs déclencheurs : la complexité administrative et réglementaire, qui incombe souvent au dirigeant dépourvu d'équipes juridiques, arrive en tête (63 %). Suit l'incertitude économique (58 %) alimentée par l'inflation, les coûts de l'énergie, la baisse d'activité qui pèse sur les trésoreries depuis la guerre en Ukraine et le blocage du détroit d'Ormuz. Viennent également les questions RH (recrutement, nouvelles attentes des collaborateurs…). Le sentiment varie en fonction de la vie de l'entreprise. S'ils sont 30 % à se déclarer seuls à la création, le chiffre monte à 42 % lors de la transmission. Des chiffres qui renvoient à un écosystème d'accompagnement très structuré dont bénéficient en France les créateurs d'entreprise, mais qui l'est beaucoup moins au moment charnière de la transmission, alors que 500.000 entreprises devront être cédées d'ici à 2035. Sans trop de surprise, l'isolement s'amplifie dans les moments plus difficiles (58 %). Mais curieusement, même dans les phases de succès, souligne l'étude, il perdure (25 %). « La solitude, tu t'en rends compte quand arrivent les difficultés », raconte aux « Echos », Samuel Corgne, le fondateur dirigeant de la Manufacture des Cévennes, qui pilote les sociétés Ergosanté (aménagement des postes de travail) et Hapo (exosquelettes non motorisés). « Elle est dangereuse quand elle devient de l'isolement », tranche le patron de ce groupe basé à Anduze (Gard), qui emploie 350 salariés pour 36,7 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'est en 2024 que son moral vacille, à la suite d'une tentative infructueuse de levée de fonds qui l'oblige à renégocier avec les banques un refinancement de la dette. Une période de tensions, marquée par les nuits sans sommeil, qui a failli le faire basculer. Depuis, il s'est inscrit à des réseaux de dirigeants, a délégué en embauchant un directeur général, et a radicalement changé son rythme de vie. « Si je suis tout le temps stressé, il n'y a plus d'innovation, uniquement du mode survie » décrit-il, ce qui porte préjudice à la boîte. « Crise de sens » Mais, quand on est patron, il n'est pas si facile de confier ses déboires. « Je me sens pris au piège dans ma société, on n'a pas le choix que de progresser, d'embaucher, de grandir, surtout vis-à-vis des salariés » témoigne ainsi auprès de Bpifrance Alexandre Delourmel, à la tête d'Adel solutions. Un sentiment partagé par Charles-Henry d'Ocagne, qui dirige Clic Logistic : « Quand vous voulez parler de votre solitude, vous aller voir votre psy ». Autre fait préoccupant que révèle l'enquête de Bpifrance : les trois quarts des dirigeants avouent s'être « interrogés sur le sens de leur engagement entrepreneurial » au cours des douze derniers mois. Un paradoxe dans un pays qui a fait de son dynamisme entrepreneurial une force - le nombre de créations d'entreprises continue de battre des records avec 1,16 million d'immatriculations nouvelles enregistrées en 2025, selon l'Insee. Une « crise de sens » encore plus marquée chez ceux qui ont fondé leur entreprise. Conséquence : la santé mentale se dégrade. Les dirigeants qui se déclarent « très isolés » sont les plus nombreux (48 %, contre 17 % pour l'ensemble du panel) à évoquer une « mauvaise » santé mentale. Une réalité qui renvoie aux multiples enquêtes démontrant la dégradation de la santé mentale des dirigeants. « Ce n'est pas étonnant. Ils subissent une accumulation de pressions et n'ont pas le temps de reprendre leur souffle entre deux crises », décrit Bao-Tran Nguyen. Manque de reconnaissance En sous-main, l'étude de Bpifrance montre une solitude qui « n'a pas disparu » mais qui « a muté » et qui est « plus diffuse, plus profonde, et plus difficile à nommer ». Un sentiment cette fois-ci collectif que les auteurs qualifient « d'institutionnel » et qui touche des patrons de PME qui s'estiment - selon Philippe Mutricy - « incompris » et « invisibilisés dans le débat public ». Plus d'un sur deux souligne « le manque de reconnaissance et les préjugés à l'égard des dirigeants ». Un dépit qui s'est exacerbé, selon les auteurs de l'étude, lors des derniers débats budgétaires et du durcissement des mesures fiscales qui ont touché les entreprises, même si les PME ont été relativement épargnées. Pour rompre cet isolement, les patrons de PME se tournent pourtant de moins en moins vers les instances les représentant. Seuls 19 % des répondants déclarent avoir une activité dans une organisation ou un syndicat professionnel en 2026, contre 28 % il y a dix ans.

 

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Les dernières missions confiées à R.C.V. Conseil

Pour votre information, vous trouverez ci-dessous quelques-uns des recrutements qui ont été confiés à notre Cabinet en juin 2026 :

Chef de chantier Travaux services - Bretagne
Chef de chantier GO confirmé - Bretagne
Conducteur Travaux - IDF
Chargé d'Affaires - Lille
Chargé d'Affaires expérimenté - Pau
Chef de Service Sureté Sécurité Incendie - IDF
Resp. Travaux & Développement - IDF
Responsable Activité Luxe - IDF
Dessinateur Projeteur Cadwork - Auch
Chargé d'Etudes et Chiffrage CVC - IDF
Tuyauteur Chauffagiste - IDF
Responsable Technique - IDF
Responsable Exploitation - IDF
Techniciens Chauffagistes - Lyon
Ingénieur Structures - IDF
Dessinateur Projeteur - IDF
Responsable des Partenariats - IDF
Responsable Développement commercial - IDF
Conducteur Travaux TP/VRD - Rennes
Chargé d'Affaires Ventilation - Orléans
Renouvellement Technicien - IDF
Directeur Général Adjoint - IDF
Assistante Travaux - IDF
Conducteur Travaux - Corse
Chef d'équipe - Rennes
Chargé de Projet - IDF
Conducteur Travaux confirmé - IDF
Chef d'Equipe - Lens

 

 

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Toute l’équipe du Cabinet R.C.V. Conseil : Nathalie, Régis, Marie, Louis-Marie, Gwénaëlle, Cyprien, Amélie, Louis-Marie, Thibault et Marc-Henri se tiennent à votre disposition. Bien cordialement, Régis de la CROIX-VAUBOIS Président 144 Bureaux de la Colline - 92213 Saint-Cloud cedex Tel : 01.55.38.75.00 Le Forum - 27 rue Maurice Flandin - 69444 Lyon cedex 03 Tel : 06.46.36.11.66 contact@rcv-conseil.com www.rcv-conseil.com LinkedIn R.C.V. Conseil

 

 

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