Retrouvez les dossiers d'actualité du mois par le Cabinet de recrutement R.C.V. Conseil : - Recruter moins… mais mieux : la nouvelle équation des entreprises, - Mobilité des cadres : l’envie explose, les opportunités suivent-elles ?, - Coup de théâtre : le BTP résiste malgré un record historique de faillites en France, - L'édito : "Le recrutement redémarre : pourquoi tout devient plus difficile", - Le Chargé de recrutement du mois. Spécialisé depuis plus de 27 ans dans les métiers du BTP, de l'Industrie, des Energies, de l'Environnement, des Services aux entreprises et de l'Immobilier, nous répondons à vos besoins sur les profils production, exploitation, études, commerciaux, techniciens, managers,… (www.rcv-conseil.com).

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Le recrutement redémarre : pourquoi tout devient plus difficile

Depuis quelques semaines, un signal revient dans les échanges avec les dirigeants : « ça repart ». Oui… mais pas comme avant. Après une année 2025 marquée par un net ralentissement, le marché du recrutement en France montre depuis un mois des signes de reprise. Les projets redémarrent, les besoins réapparaissent, les embauches se relancent. Pourtant, derrière cette apparente embellie, la réalité est plus nuancée : nous entrons dans un cycle de recrutement plus exigeant, plus stratégique… et plus incertain. Première évolution marquante : les entreprises recrutent à nouveau, mais différemment. Finie la dynamique post-Covid où il fallait embaucher vite et beaucoup. Aujourd’hui, chaque recrutement est pesé, challengé, justifié. Les processus s’allongent, les critères se durcissent, et les décisions sont plus prudentes. Le mot d’ordre n’est plus volume, mais précision. Dans ce contexte, un paradoxe persiste — et même se renforce : les entreprises veulent recruter, mais peinent toujours autant à trouver les bons profils. Dans l’industrie, le BTP, les fonctions techniques ou commerciales expérimentées, la pénurie reste structurelle. Autrement dit, le marché s’est calmé… sauf là où ça compte vraiment. C’est précisément là que la logique de chasse reprend tout son sens. Lorsque le vivier actif ne suffit plus, il faut aller chercher les candidats là où ils sont : en poste, discrets, sélectifs. Le recrutement redevient un travail d’approche, de conviction, de précision. Un travail de fond. Autre transformation majeure observée ces dernières semaines : l’accélération de l’intelligence artificielle dans les pratiques RH. Tri de CV, matching, automatisation… les outils se multiplient et deviennent progressivement des standards. Pour autant, les entreprises réalisent aussi leurs limites. Plus les process s’automatisent, plus le besoin d’expertise humaine, de discernement et d’accompagnement stratégique se fait sentir. Parallèlement, les attentes des candidats continuent d’évoluer — sans ralentir. Même dans un marché plus tendu, les exigences restent élevées : transparence salariale, qualité du management, flexibilité, sens du projet. Les entreprises qui ne savent pas expliquer clairement ce qu’elles proposent — et pourquoi cela vaut le coup — voient leurs recrutements échouer ou s’enliser. Un autre signal, plus discret mais révélateur : la forte proportion de contrats courts dans les embauches. Elle traduit une forme de prudence économique, mais aussi une difficulté à se projeter sur le long terme. Pour les entreprises, cela pose une vraie question : comment attirer et sécuriser les talents dans un environnement perçu comme incertain ? Au fond, la transformation la plus importante est ailleurs. Le recrutement n’est plus un sujet opérationnel. Il devient un levier stratégique. Il ne s’agit plus simplement de pourvoir un poste, mais de faire les bons choix pour accompagner la transformation de l’entreprise, sécuriser son développement et renforcer sa résilience. Dans ce nouveau contexte, trois réalités s’imposent : Recruter est plus difficile qu’il n’y paraît. Attirer les bons profils demande une vraie stratégie. Et sécuriser un recrutement devient un enjeu clé. C’est précisément dans ces moments de transition que l’accompagnement prend toute sa valeur. Non pas seulement pour trouver des candidats, mais pour définir les bons profils, structurer les approches et garantir des résultats dans un environnement devenu plus complexe. Le marché repart, oui. Mais il a changé de règles. Et ceux qui sauront s’y adapter rapidement prendront une longueur d’avance.  

Régis de la CROIX-VAUBOIS Président

 

 

 

Le Chargé de Recrutement du mois

Thibault MAUVISSEAU : Titulaire d'un Master Global Brand Management au Griffith College de Dublin en 2020, Thibault a connu différentes expériences comme Chef de Projet, Assistant Business Developer et Responsable Vente et Marketing en entreprises ou commerces. Il intervient chez R.C.V. Conseil comme Chargé de recrutement et comme expert sur les prestations de conseil en rédaction et présentation de C.V. et de profils LinkedIn.

3 questions à Thibault MAUVISSEAU : Aléas économiques et politiques, crises internationales, comment se porte le recrutement en ce premier trimestre 2026, et des prévisions sont-elles possibles pour les mois qui viennent ? Le début d’année 2026 s’inscrit dans une phase d’ajustement. L’activité n’est plus orientée à la baisse comme en 2025, mais elle reste marquée par une certaine prudence. Les indicateurs récents traduisent une dynamique globalement stable dans le bâtiment, avec des perspectives légèrement mieux orientées, sans pour autant signaler une reprise franche. Le climat reste donc attentiste, dans un environnement économique et politique encore incertain. Dans le BTP, cette lecture se confirme mais reste contrastée. Si certaines activités sont encore au ralenti, notamment sur le logement neuf, d’autres conservent une réelle dynamique, en particulier au sein d’entreprises générales spécialisées en rénovation et réhabilitation, où les besoins en encadrement opérationnel des travaux restent soutenus. Il en résulte un secteur à plusieurs vitesses, où les signaux varient selon les typologies de projets et les acteurs. Sur le terrain, cela se traduit par des recrutements plus ciblés et des processus plus exigeants. Les entreprises maintiennent leurs besoins, mais les concentrent sur des fonctions directement liées à la production et à la structuration des équipes. Pour les mois à venir, la trajectoire semble s’orienter vers une amélioration progressive, sous réserve d’un contexte international toujours incertain, susceptible d’influencer les coûts et les décisions d’investissement. Quelle compétence ou qualité avez-vous le plus développée depuis vos débuts dans le recrutement ? La rigueur est sans doute la compétence qui s’est le plus imposée avec le temps. Le recrutement est un métier où l’on peut vite être sollicité dans toutes les directions, entre candidats, clients et missions multiples. Avec l’expérience, il devient essentiel de structurer son approche : organiser son suivi, prioriser efficacement les tâches, garder une vision claire de chaque process et ne pas s’éparpiller. Cette rigueur s’inscrit directement dans une culture du résultat, avec l’objectif constant d’aboutir sur chaque mission, que ce soit en attirant un candidat pertinent, en accompagnant un client dans sa prise de décision ou en sécurisant une intégration. En parallèle, une autre dimension s’est renforcée : la capacité à faire avancer les échanges. Cela passe par une posture plus affirmée, tout en restant à l’écoute. Savoir poser un cadre, relancer au bon moment, clarifier une situation ou accompagner une négociation sont des éléments clés pour fluidifier les process. Avec le temps, on comprend que notre rôle ne se limite pas à identifier des profils, mais aussi à créer les conditions pour qu’une décision puisse être prise, dans l’intérêt à la fois de l’entreprise et du candidat. Quelle action simple un dirigeant peut-il mettre en place dès demain pour améliorer son attractivité employeur ? L’attractivité employeur ne repose pas forcément sur des changements conséquents ou des moyens supplémentaires, mais sur la capacité à rendre lisible et compréhensible ce que l’entreprise est déjà réellement. Aujourd’hui, les candidats ne se projettent plus uniquement sur un poste mais sur un environnement, une vision et une manière de travailler. À ce titre, les signaux envoyés par l’entreprise – discours des dirigeants, présentation des projets, organisation des équipes – jouent un rôle déterminant. Une entreprise attractive est souvent une entreprise lisible, capable d’expliquer simplement ce qu’elle fait, comment elle fonctionne et ce qu’elle attend réellement de ses collaborateurs. Cette cohérence entre discours et la réalité du terrain est essentielle pour instaurer la confiance. Ce travail ne nécessite pas forcément de transformations majeure, mais plutôt une manière plus claire de valoriser ce qui fait déjà la force de l’entreprise. Lorsqu’il est bien exprimé, cela permet naturellement d’attirer des profils en phase avec le projet.

 

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R.C.V. Conseil, l'ensemble de nos prestations : - Recrutement, - Prestation de Chasse (contrat de mission),  - Dossier d’Evaluation (approche directe), - Prise (contrôle) de références, - Veille Mobilité, - Bilan de compétences (formation),  - RPO (externalisation du recrutement), - Outplacement (reclassement),  - Conseil en orientation et recherche d’emploi (formation),  - Portage salarial,  - Test de personnalité ou d’aptitude. N'hésitez pas à nous consulter.  

 

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Recruter, c'est bien ; fidéliser, c'est mieux : le service de Veille Mobilité proposé par R.C.V. Conseil.

Notre service de Veille Mobilité consiste à informer au plus vite nos entreprises clientes lorsqu’un de ses salariés s’ouvre au marché via les médias internet de l’emploi. Notre Cabinet rassemble et traite pour elles les informations recueillies sur les principaux réseaux du marché français :

  • Hellowork : acteur majeur de l’emploi en France, HelloWork rassemble plusieurs plateformes de recrutement de référence, dont Hellowork.com, RegionsJob, ParisJob et Cadreo, et donne accès à plusieurs millions de profils avec leur C.V. en ligne. Très implanté sur l’ensemble du territoire, notamment en région, il constitue aujourd’hui l’un des jobboards les plus puissants du marché français du technicien au cadre confirmé,
  • CV Aden : Groupe Figaro Classifieds, CV Aden rassemble les sites Cadremploi, Cadreonline et Keljob, et affiche environ 2 millions de profils avec leurs C.V., plus d’un Cadre français sur deux s’y rend chaque mois,
  • Indeed : premier site emploi mondial, Indeed compte 250 millions d’utilisateurs mensuels dont plus de 6 millions de visiteurs par mois en France,
  • APEC : acteur majeur de l’emploi, l’APEC compte plus de 300.000 profils de Cadres avec leur C.V.,
  • Pôle Emploi : Pôle Emploi compte plus de 5 millions de profils avec leur C.V. en ligne ; c’est le premier jobboard de France,
  • LinkedIn : principal réseau social professionnel comptant 25 millions de profils en France - ce qui représente 80 % de la population active - nous y avons investi dans un outil complémentaire afin d’être informés de l’ouverture active au marché des profils.

Munis de cette information (publique et accessible à tous), cela permet à l’entreprise d’adopter l’attitude et la stratégie les plus adaptées vis-à-vis de son collaborateur.

A chaque transmission d’éléments sur un salarié, et en complément de cette prestation de Veille Mobilité, l’équipe du Cabinet propose de le contacter directement et confidentiellement afin d’analyser ses motivations ; ce contact fera l’objet d’une commande spécifique.

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Recruter moins… mais mieux : la nouvelle équation des entreprises

Les intentions de recrutement repartent à la hausse selon une étude récemment dévoilée. 37 % des entreprises prévoient de créer des postes en CDI. La raison : une volonté de transformation des entreprises. Voici les secteurs qui semblent les plus prometteurs en ce début d'année. 2026, une année qui promet en termes de recrutement ? C’est ce qui semblerait, du moins au regard des prévisions du premier semestre, selon une étude récente d’un cabinet de recrutement. Sur 500 entreprises françaises, 37 % prévoient de créer des nouveaux postes en CDI. Un chiffre qui n’avait plus été vu depuis début 2024 et ses 33 % d’intentions de recrutement en CDI. Ces recrutements s’inscriraient dans une logique de pérennisation de l’activité : « Les entreprises ne recrutent pas dans une logique de rattrapage mais dans une logique de sécurisation, estime le recruteur. Nous observons un marché de l’emploi plus mature, plus stratégique, où chaque embauche doit avoir un impact mesurable sur la résilience et la transformation de l’entreprise », précise-t-il. Dans cette optique-là, plusieurs domaines d’activité tirent leur épingle du jeu. Les secteurs les plus porteurs en termes de recrutement Et le premier à ce jeu-là est le secteur de l’IT & tech avec 42 % des entreprises envisageant fortement de pourvoir des postes en CDI, soit 8 points de plus qu’au dernier semestre 2025. La priorité : la cybersécurité. Pour quelle raison ? « Il y a une multiplication des cyberattaques depuis plusieurs années », retient l’expert. La gestion de projets IT est aussi porteur dans le secteur. Pas en reste non plus, les employeurs de la finance et comptabilité, avec 41 % d’entre eux qui comptent créer des postes en CDI. Le premier recherché : contrôleur de gestion. « Il permet de contrôler et d’optimiser les coûts de l’entreprise en effectuant un bilan et des prévisions, indique l’expert. Il est essentiel dans le pilotage de la finance d’une entreprise », étaye-t-il. Un autre secteur connaît, lui, une croissance assez fulgurante en termes d’intentions de recrutement, à savoir le secteur juridique. De 13 % d’intentions au dernier semestre 2025, il grimpe à 30 % d’intentions en ce premier semestre 2026, soit un gain de 17 points, plus du double donc. L’explication principale ? La recherche accrue de juristes en droit du travail, dûe aux différentes formes de contrat (CDI, CDD, intérim, etc.). Des intentions d’embauche tirées vers le haut aussi par les « recrutements en mode projet » Qu’est-ce que le « recrutement en mode projet » ? Cela fait référence au management de transition, qui vient pour transformer une entreprise. Il est recruté soit en intérim soit en indépendant. Là encore, les intentions de recrutement sont en hausse. En finance et comptabilité, ce sont 45 % des entreprises qui ont comme objectif d’embaucher en mode projet sur ce premier semestre 2026 soit une augmentation de 16 points par rapport au dernier semestre de l’année dernière. En IT & tech, on descend à 40 % mais toujours avec une montée significative, de l’ordre de 13 points. Enfin, pour le secteur juridique, on observe un schéma similaire avec un accroissement de 15 points pour arriver à un désir d’embauche en projet de 28 % dans le domaine. En conclusion, la dynamique de recrutement observée en ce début d’année 2026 confirme un changement de paradigme : les entreprises n’embauchent plus pour suivre un rythme, mais pour anticiper, sécuriser et transformer durablement leur activité. La progression des CDI, couplée à l’essor du recrutement en mode projet, traduit une approche plus stratégique et sélective des talents. Dans ce contexte, les fonctions liées à la tech, à la finance et au juridique apparaissent comme des leviers clés de compétitivité. Plus que jamais, la capacité à attirer des profils à forte valeur ajoutée devient un enjeu structurant pour les organisations, dans un marché de l’emploi qui se professionnalise et se tend sur les compétences critiques.

 

 

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Mobilité des cadres : l’envie explose, les opportunités suivent-elles ?

Après une année 2025 morose, les intentions d’embauche des grandes entreprises font l’objet d’une belle embellie en ce début d’année 2026, selon une étude récemment dévoilée. Une éclaircie qui donne des idées aux cadres en termes de mobilité même s’ils attendent que cette dernière soit confirmée. Décryptage. Vous êtes cadre et vous envisagez de changer de boîte ? Eh bien, vous êtes loin d’être le seul, du moins à en croire les derniers chiffres révélés par le baromètre de l’Apec - Association pour l’emploi des cadres - présentant les perspectives pour l’emploi cadre au premier trimestre 2026. Selon ce dernier, sur 2 000 cadres interrogés en décembre 2025, si 14% d’entre eux contemplent l’idée d’intégrer une autre entreprise dans les trois prochains mois, cette envie grimpe à 40 % si envisagée dans les douze prochains, soit à moyen terme. Un chiffre qui n'avait pas été vu depuis décembre 2021, soit quatre ans ! Comment l’expliquer ? « Ces deux dernières années, le souhait de mobilité a été freiné, mis de côté parce que le contexte était particulièrement incertain et difficile sur le marché de l’emploi cadre, analyse Laetitia Niaudeau, directrice générale par intérim de l’Apec. Ce que signifient ces chiffres, c’est que la mobilité reste une réelle envie pour les cadres, qui espèrent la concrétiser lorsque le contexte sera meilleur », interprète-t-elle. Un marché de l’emploi qui ne devrait pas tarder à reprendre des couleurs, ne serait-ce qu’un peu, si on se fie aux prévisions retenues pour le début de l’année par le baromètre de l’Apec. Les intentions de recrutement repartent de plus belle seulement chez les grandes entreprises « Le début d’année s’annonce sous de meilleurs auspices en termes d’intentions d’embauche », annonce Laetitia Niaudeau. Bien que, globalement, les intentions d’embauche dans les trois prochains mois, recueillies auprès de 1 000 entreprises, restent stables, autour de 8 % en moyenne, elles bondissent de 8 points chez les grandes entreprises (GE) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), principales pourvoyeuses d’emploi cadre, passant de 43 % en septembre 2025 à 51 % en décembre 2025. Des perspectives d’embauche qui n'avaient plus été observées depuis juin 2024 et ses 58 %. Une des raisons en est le redressement des investissements, notamment dans le secteur de l’industrie, selon l’indicateur mensuel du climat des affaires de l’Insee : « Les domaines de la défense et de l’aéronautique se trouvent dans un contexte favorable, après avoir souffert plus que les autres, avance la directrice générale de l’Apec. Les métiers liés à l’ingénierie, l’informatique et la production seront particulièrement concernés par ces investissements », explicite-t-elle. Dans une moindre mesure, les PME expriment aussi un regain d’intérêt quant au recrutement de salariés cadres, avec 16 % d’intentions d’embauche en décembre dernier, contre 12 % trois mois plus tôt. Seul indicateur au rouge : seules 2 % des très petites entreprises (TPE) prévoient de recruter un cadre au prochain trimestre, soit moitié moins qu’au dernier trimestre 2025. Des données à retranscrire dans un contexte de velléités d’embauche traditionnellement bas dans les TPE, le plus haut s’élevant à 8 % en mars et juin 2023 contre 22 % et 64 % respectivement pour les PME et ETI-GE en décembre 2022.

 

   

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Coup de théâtre : le BTP résiste malgré un record historique de faillites en France

Le secteur de la construction et de l’immobilier affiche une embellie inattendue en 2025. Selon l’étude Altares, les défaillances BTP et immobilier 2025 reculent de 8,1 % au quatrième trimestre. Ce repli contraste avec le record national de près de 70 000 faillites d’entreprises sur l’année. Le bâtiment, qui concentre un quart des procédures collectives en France, tire la tendance vers le bas. Le gros œuvre, la maçonnerie et la maison individuelle enregistrent des baisses significatives. Côté immobilier, les agences et surtout la promotion immobilière respirent enfin. Pourtant, des tensions persistent dans le second œuvre. Comment expliquer cette résistance ? Quels sous-secteurs restent fragiles ? (avec Monimmeuble.com). Pourquoi les défaillances BTP et immobilier 2025 marquent-elles un tournant ? Un recul de 8,1 % au quatrième trimestre Le groupe Altares recense 4 696 défaillances dans la construction au T4 2025. Ce chiffre représente une baisse de 8,1 % par rapport au même trimestre 2024. Sur l’ensemble de l’année, le repli atteint 3,2 %. En revanche, la tendance nationale reste orientée à la hausse. La France enregistre 69 957 défaillances en 2025, soit +3,1 %. Le secteur de la construction concentre ainsi 25 % des procédures collectives. Autrement dit, il pèse sur un quart des faillites du pays. Le bâtiment porte la dynamique positive Le bâtiment totalise plus de 3 800 défaillances au quatrième trimestre. Le gros œuvre affiche un recul de 9 %. Plus précisément, la maçonnerie baisse de 10 %. La construction de maisons individuelles diminue de 11 %. Ces résultats traduisent une stabilisation. En effet, le secteur avait connu des hausses de +38 % au T4 2023. Un an plus tard, la progression atteignait encore +10 %. Désormais, la tendance s’inverse. Le second œuvre reste sous tension Le second œuvre limite sa baisse à 2 % au T4 2025. Néanmoins, certains métiers souffrent encore. La plâtrerie augmente de 10 %. La charpente progresse également de 10 %. La couverture bondit de 17 %. Ces corps de métiers subissent les effets persistants de la hausse des coûts. En particulier, l’énergie et la logistique pèsent sur leurs marges. Quels sont les résultats de l’immobilier dans ce contexte de défaillances ? Les agences immobilières reprennent des couleurs L’immobilier affiche un recul global de 21 % des défaillances au T4 2025. Les données Altares confirment cette tendance. Les agences immobilières enregistrent une baisse de 16 %. Cette amélioration intervient après plusieurs trimestres difficiles. En effet, la hausse des taux d’intérêt avait ralenti les transactions. Aujourd’hui, le marché retrouve un peu de souffle. La promotion immobilière en forte baisse La promotion immobilière connaît un effondrement spectaculaire. Les défaillances chutent de 74 % au quatrième trimestre 2025. Ce chiffre s’explique par un assainissement du marché. Concrètement, les acteurs les plus fragiles ont quitté le secteur. Ils ont disparu au cours des années 2023 et 2024. Par conséquent, cette correction laisse place à des entreprises mieux capitalisées. Les travaux publics confirment leur solidité Les travaux publics affichent un repli de 13 % des défaillances au T4 2025. Les grands chantiers d’infrastructure soutiennent ce segment. De plus, les investissements publics alimentent l’activité. Cette résilience profite à l’ensemble de la filière construction. Elle compense ainsi partiellement les difficultés du logement neuf. Quels facteurs expliquent la résistance des défaillances ? Une inflation maîtrisée en 2025 L’économie française évolue dans un contexte d’inflation maîtrisée en 2025. Cette stabilité permet aux entreprises du BTP de mieux anticiper leurs coûts. Les marges se reconstituent progressivement après plusieurs années de compression. Toutefois, Thierry Millon nuance ce constat. Il évoque « une croissance atone avec des finances publiques sous tension dans un contexte géopolitique compliqué ». Ce cocktail crée un climat d’incertitude pour les entreprises. Des délais de paiement sous surveillance Le retard moyen de paiement atteint un plus haut depuis la crise Covid. Il dépasse désormais 14 jours. Cette situation accentue fortement le risque commercial pour les entreprises du BTP. Les TPE et PME sont particulièrement exposées. Elles subissent ces tensions de trésorerie au quotidien. Ce facteur explique pourquoi certains sous-secteurs restent fragiles malgré l’amélioration globale. Un effet de base favorable Les années 2023 et 2024 avaient connu des hausses massives de défaillances. Le T4 2023 affichait +38 %. Le T4 2024 progressait encore de +10 %. Désormais, l’effet de base joue en faveur du secteur construction. De plus, les entreprises les plus fragiles ont déjà disparu du marché. Le tissu économique restant se révèle donc plus résilient. Cette sélection naturelle explique en partie la baisse des défaillances. Quelles perspectives pour les défaillances BTP – immobilier 2025 et au-delà ? Des signaux d’accalmie pour 2026 Thierry Millon, directeur des études Altares, observe une inflexion positive. Il conclut : « La trajectoire a commencé à s’inverser sur les comportements de paiement qui s’améliorent modestement sur le dernier trimestre. » Par ailleurs, la hausse des ouvertures de procédures collectives ralentit depuis plusieurs mois. Cette tendance porte l’espoir d’un léger repli en 2026. Le secteur BTP pourrait ainsi confirmer son redressement. Des défis réglementaires à anticiper Les entreprises du BTP et de l’immobilier devront s’adapter à de nouvelles contraintes. D’abord, la facturation électronique devient obligatoire en réception dès septembre 2026. Cette évolution impose une adaptation rapide des outils de gestion. Ensuite, le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) entre en application. Il renchérit les importations de produits très émetteurs. L’acier et le ciment sont directement concernés. Par conséquent, les coûts de construction vont augmenter. Prudence et anticipation stratégique requises Les professionnels doivent conjuguer prudence financière et anticipation stratégique. Les perturbations logistiques persistent. Elles pèsent sur les délais d’approvisionnement. Les besoins en fonds de roulement restent élevés. Enfin, Altares rappelle les faiblesses structurelles de l’écosystème entrepreneurial français. L’étude pointe trois vulnérabilités : « capitaux insuffisants, Supply Chain peu résiliente, numérisation incomplète ». Les entreprises du BTP doivent redoubler d’audace pour rester compétitives. Et maintenant, quel impact de la hausse du prix des matières premières ?...

   

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Les dernières missions confiées à R.C.V. Conseil

Pour votre information, vous trouverez ci-dessous quelques-uns des recrutements qui ont été confiés à notre Cabinet en mars 2026 :

Chef de chantier Couverture - Bretagne
Métreur - Suivi de chantier - Fenêtres - IDF
Chef de Secteur Espaces Verts - IDF
Chargé d'Affaires Plomberie - IDF
Chargé d'Affaires Travaux Multitechnique - IDF
Technicien BE Travaux Multitechnique - IDF
Responsable BE - Construction Bois - Charente
Resp. de gestion comptable - Lorraine
Chargé d'Affaires - IDF
Directeur de Projet - Courchevel
Conducteur Travaux Menuiserie - Carpentras
Directeur Opérationnel/Exploitation - Etanchéité - IDF
Directeur Travaux/Exploitation - Couverture - IDF
Chef de Projet Fondations - France
Chef de Projet Fondations - International
Directeur opérationnel CVC - IDF
Economiste et Métreur - Lyon
Resp. d'activité Travaux - IDF
Resp. Etudes de Prix - IDF
Chargé Synthèse - IDF
Ingénieur Génie Civil - Nice
Ingénieur Contrôle Qualité - IDF

 

 

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Toute l’équipe du Cabinet R.C.V. Conseil : Nathalie, Régis, Marie, Louis-Marie, Gwénaëlle, Cyprien, Amélie, Louis-Marie, Thibault et Marc-Henri se tiennent à votre disposition. Bien cordialement, Régis de la CROIX-VAUBOIS Président 144 Bureaux de la Colline - 92213 Saint-Cloud cedex Tel : 01.55.38.75.00 Le Forum - 27 rue Maurice Flandin - 69444 Lyon cedex 03 Tel : 06.46.36.11.66 contact@rcv-conseil.com www.rcv-conseil.com LinkedIn R.C.V. Conseil  

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